Audition du mineur dans les procédures familiales : cadre légal et enjeux

Sep 30, 2026

Audition du mineur devant le juge des enfants : droits et procédure | découvrez le cadre légal de l’audition du mineur dans les procédures familiales.

Un droit fondamental de l'enfant dans la justice familiale

L’audition du mineur dans le cadre des procédures judiciaires familiales constitue aujourd’hui un enjeu central, à la croisée des droits fondamentaux de l’enfant et du bon fonctionnement de la justice familiale.

Le droit pour un enfant d’être entendu par le juge aux affaires familiales (JAF) est désormais reconnu comme un pilier essentiel de sa participation aux décisions qui le concernent. Cette possibilité marque une étape importante dans la reconnaissance de l’enfant comme sujet de droit à part entière, et non plus comme simple objet des décisions parentales ou judiciaires.

Cette évolution traduit un changement de paradigme : l’écoute et la prise en compte de la parole de l’enfant s’imposent désormais comme des principes directeurs, en cohérence avec les engagements internationaux de la France — au premier rang desquels la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).

Le cadre légal de l'audition du mineur

Deux textes fondent, en droit français, le droit de l’enfant à être entendu :

  • l’article 388-1 du Code civil ;
  • l’article 338-1 du Code de procédure civile.

Ces dispositions posent le principe selon lequel tout mineur capable de discernement peut être entendu dans toute procédure judiciaire le concernant. Ce droit vise à garantir l’effectivité des droits de l’enfant, tout en adaptant le cadre juridique aux réalités sociales et familiales contemporaines.

 

En pratique, l’application de ces textes soulève une difficulté centrale : comment le discernement de l’enfant est-il évalué par les juges ? Cette appréciation, laissée au cas par cas, appelle à des réflexions approfondies sur l’homogénéité des pratiques judiciaires en la matière.

La question du discernement de l'enfant

En pratique, l’application de ces textes soulève une difficulté centrale : comment le discernement de l’enfant est-il évalué par les juges ? Cette appréciation, laissée au cas par cas, appelle à des réflexions approfondies sur l’homogénéité des pratiques judiciaires en la matière.

Vers une audition plus systématique et équitable

Plusieurs évolutions récentes visent à renforcer et préciser ce cadre législatif :

  • les recommandations du Défenseur des droits ;
  • diverses propositions de réforme en cours de discussion.

Ces initiatives traduisent la nécessité d’une évolution constante du droit, afin de mieux protéger et respecter la parole de l’enfant dans le contexte judiciaire familial.

Ce qu'il faut retenir

L’importance croissante accordée à l’audition du mineur illustre une prise de conscience, tant du législateur que des acteurs judiciaires, de la valeur intrinsèque de la parole de l’enfant. En plaçant l’intérêt de l’enfant au cœur du processus judiciaire, la France s’engage à renforcer son droit à être entendu, compris, et à influencer les décisions qui le concernent — une avancée significative dans la protection des droits fondamentaux des mineurs.

Votre enfant doit-il être entendu dans une procédure familiale ? Maître Ines Mahallawy vous accompagne pour faire valoir ses droits devant le juge aux affaires familiales.